Le CNAHES-Lorraine a participé à une table ronde sur RADIO CAMPUS LORRAINE

2018 03 27 radio campus Lorraine avec le cnahesL table ronde handicap

DSC02664'  – avant le démarrage de l’émission – 

Le CNAHES-Lorraine, représenté par Christophe Dabescat et le délégué régional, a participé le 27/03/18 en fin de 17h à 18h30 à une émission en direct de RADIO CAMPUS LORRAINE (RCL) au sujet des personnes étudiantes en situation de handicap : les études / la vie quotidienne / la sensibilisation au handicap. Les autres participants étaient : Lucie Coralie représentant l’association des Franca de Meurthe-et-Moselle qui développe un projet d’accessibilité à Vandoeuvre ; Jocelin, étudiant de 3A en droit public ; Yves Cardellini, référent handicap de l’Université de Lorraine, et Stéphane Dussine, directeur de la MDPH.54.

Christophe Dabescat a expliqué ses débuts d’étudiant à l’Université. Jacques Bergeret a développé l’importance des connaissances historiques qui permettent de prendre la mesure des évolutions. Le colloque CNAHES de 2015 « Le droit à l’éducation pour les personnes en situation de handicap – L’histoire d’une conquête – les témoignages des Lorraine » insistait particulièrement sur le parcours amont des études universitaires. L’accès à l’Université pour tous ceux qui en ont les capacités est essentiel pour permettre l’accès à la sortie à des postes de responsabilité partout dans la société, participant de l’évolution des représentations de ce qui est possible de faire par l’affichage des réussites universitaires et sociales. Mais l’Université qui dispose d’un fort dispositif d’accompagnement des étudiants en situation de handicap ne doit pas être une bulle ignorante de la suite du parcours, souvent très contrarié par les difficultés de mobilité : c’est le cas pour trouver des stages, pour rechercher de l’emploi. Si on peut se déplacer avec un transport adapté pour le prix d’un simple ticket de bus dans la métropole nancéienne, dès qu’on s’en écarte à peine, comme pour aller de Pulnoy à Flavigny, il faut compter 90 € A/R en taxi spécial ! La réflexion visant à l’amélioration des situation, dans une connaissance de l’histoire des transformations sociales et des acquis souvent conquis, doit impliquer largement tous les citoyens valides ou non. Alors que certains veulent détricoter la Sécurité Sociale et la Solidarité nationale, au profit de la marchandisation de la santé et du social, il est nécessaire d’éclairer par la connaissance de l’histoire les immenses progrès sociaux liés à la mise en oeuvre des valeurs de la République propices au vivre ensemble de tous les citoyens, quelque soit leur âge, qu’ils soient valides ou non.

Le CNAHES-Lorraine organise des Ateliers d’Histoire Sociale sous forme de Fabriques de mémoire avec les citoyens, pour identifier et valoriser les progrès accomplis sur les territoires et nourrir une réflexion citoyenne.

Appel a été fait aux étudiants, en particulier aux historiens, mais pas que…  pour participer au projet collectif d’histoire du handicap en Lorraine pour répondre à la question : comment en Lorraine s’est-on progressivement préoccupé des personnes en situation de handicap ?

Le postcast de l’émission est accessible par le lien suivant : https://www.mixcloud.com/radiocampuslorraine/table-ronde-handicap-les-préjugés-ont-la-vie-dure-emission-du-27032018/




Émouvant hommage à Yvette RESNICK-WEISBECKER le 27 mars 1018 à la maison d’enfants de Han-sur-Seille

Un émouvant hommage à été rendu l’après-midi du 27 mars 2018 à Madame Yvette RESNICK-WEISBECKER dans la maison d’enfants qu’elle a créée et dirigée pendant 10 ans dans le village de Han-sur-Seille entre 1947 et 1957.

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Patrick CAISSIAL le président de l’association REALISE et le représentant du maire de la commune ont ouvert un espace de paroles très chaleureux, où se sont exprimés divers témoignages correspondants à des périodes différentes de la vie d’Yvette, comme celui de l’accueil, par une famille de gendarme, de cette jeune femme diplômée de l’École Normale d’Institutrices, interdite d’enseignement et pourchassée au motif qu’elle était juive.

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La lecture d’un texte d’une de ses nombreuses conférences remettait en mémoire les terribles années de l’occupation. Le président du Conseil Départemental de Meurthe-et-Moselle, Mathieu KLEIN souligna l’importance qu’accordait Yvette à la citoyenneté et à l’acte du vote.

Danielle MORALI, fille du grand Rabbin de Nancy a évoqué les visite d’Yvette dans sa famille et les discussion concernant les valeurs mobilisées pour soutenir une pédagogie nouvelle expérimentale qui s’inspirait des grands pédagogues et des méthodes actives.

Ce fut un bonheur d’entendre les témoignages de trois de ses anciennes pensionnaires, disant à quel point elles avaient eu de la chance dans leur vie de rencontrer « MADEMOISELLE » et de bénéficier d’une solide éducation dans cette maison où elles avaient grandies en s’épanouissant à la vie alors que jusqu’alors, elles n’avaient pas eu la chance de bénéficier de véritables conditions éducatives. L’une d’elle a repris le poème, fabriqué par « les filles de Han » du groupe des Castors de l’époque, et offert à Yvette pour son anniversaire qui se termine par cette salutation « S’usant afin que les autres aient moins mal, Et c’était là toujours son idéal ! » (* texte intégral dans l’article précédent : Madame Yvette Resnick-Weisbecker nous a quitté.)


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Christine RINGENBACH a établi une bibliographie établie à l’occasion de la préparation de la remise des palmes académiques. Le document est ici : Biographie d’Yvette RESNICK par Christine Ringenbach sept 2015




Rapport d’activité 2017

cnahesLor180304Rapport d’activité 2017




Madame Yvette Resnick-Weisbecker nous a quitté.

Madame Yvette Resnick-Weisbecker née le 17 décembre 1919 (98 ans) est décédée lundi 12 mars 2018 à Nancy.

170202han-sur-seille Michelle Hetzel-Arnoud & Yvette Reisnick-Weisbecker

Michelle Hetzel-Arnoud, ancienne élève de la maison de Han-sur-Seille et Yvette Reisnick sa directrice d’alors…

(Photo J.Bergeret 2/02/17 Han-sur-Seille).

Elle fut la fondatrice et la première directrice de 1947 à 1957 de la Maison d’Enfants de Han sur Seille, avec un projet éducatif très en avance pour son époque.

Elle a été conseillère municipale à Arraye et Han. Très active et adhérente à de nombreuses associations, cette grande dame est intervenue dans des collèges, lycées pour porter un message de tolérance avec une force et humanité reconnues par tous ceux qui l’ont approchée. De nombreuses reconnaissances lui ont été attribuées, les palmes académiques, une place porte son nom dans le village d’Arraye et Han.

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Dévoilement de la plaque inaugurant la place Reisnick-Weisbecker : Philippe Arnould, maire de Arraye-et-Han ; Yvette Reisnick-Weisbecker ; Patrick Caissial Président de l’association REALISE gestionnaire de la Maison d’enfants de Han-sur-Seille
(Photo J.Bergeret 2/02/17 Han-sur-Seille).
Le poème du groupe d’enfants « Les castors », dédié à MADEMOISELLE (comme on l’appelait alors qu’elle n’était pas encore mariée et donc Mademoiselle RESNICK), était « pour son anniversaire », un 17 décembre (copie de l’original ci-dessous non daté, mais offert entre les dates de 1947 création de l’établissement et celle de son mariage en 1956 avec André WEISBECKER).
Ce poème me semble n’avoir rien perdu de sa force dans l’hommage rendu par les enfants dont elle s’occupait, à une grande éducatrice !

Il suffisait d’un mot charmant
parfois même d’un regard aimant
Pour que nos coeurs soient à nouveau
Transformés prêts à l’assaut
Que de fois ne nous a-t-elle pas
Dans nos moments les plus bas
Encouragées faisant de sorte
Que l’on voyait le ciel plus beau
Son tendre coeur ouvert à tous
Était le miroir de son âme
Les plus réticents peu à peu
A son contact étaient plus sage
Comme un rayon de soleil
Elle laissait sur son passage
La marque d’un beau jour vermeil
Où celle d’une journée maussade
Les réunions sans sa présence
Étaient souvent sans intérêt
Freinant alors notre impatience
Nous attendions son arrivée
S’usant afin que les autres aient moins mal
Et c’était là toujours son idéal !
 
Les castors ».

Article Est Républicain du 15/3/18 : http://cnahes-lorraine.cvmh.fr/wp-content/uploads/2018/03/2018-03-15-Est-Répu-Décès-dYvette-RESNICK-WEISBECKER.jpg

Témoignage d’Yvette Weisbecker recueilli en 2013Témoignage d’Yvette REISNICK-WEISBECKER recueilli en 2013

Extrait sur le site youtube de Serge Julienhttps://www.youtube.com/watch?v=iPtrLv4TCvk&feature=youtu.be




TRAVAIL SOCIAL : QUEL ENGAGEMENT HIER ET AUJOURD’HUI ?

Bandeau colloque CNAHES 24mars18

Ce thème, l’engagement, ne vient pas par hasard aujourd’hui : visiblement, notre société actuelle s’interroge autour de cette question. Quelles sont les conditions pour que le citoyen s’engage ? Faut-il s’engager ? Das quoi ? Sous quelle forme ? Peut-on s’engager sans perdre son libre-arbitre ? Peut-on ne pas s’engager ? Ces grandes questions ont toujours traversé l’humanité au cours des siècles, mais il est des périodes où elles se sont posées avec plus d’acuité que d’autres.Ce thème, l’engagement, ne vient pas par hasard aujourd’hui : visiblement, notre société actuelle s’interroge autour de cette question. Quelles sont les conditions pour que le citoyen s’engage ? Faut-il s’engager ? Das quoi ? Sous quelle forme ? Peut-on s’engager sans perdre son libre-arbitre ? Peut-on ne pas s’engager ? Ces grandes questions ont toujours traversé l’humanité au cours des siècles, mais il est des périodes où elles se sont posées avec plus d’acuité que d’autres.

Ce début du XXIème siècle semble particulièrement apostrophé. A l’heure où certains déplorent une ambiance d’individualisme, d’incivisme, de « chacun pour soi », d’autres se sentent interpellés par les grandes angoisses eschatologiques du moment : l’environnement, les crises humanitaires, les guerres, les intolérances… ou plus prosaïquement le développement de la vie de quartier, la recherche de convivialité, l’organisation de la Cité et de l’Entreprise. D’ailleurs, on ne compte plus les grandes sociétés commerciales, multinationales ou pas, qui se déclarent « engagées », voire même pour certaines « militantes ». Quand la publicité s’empare de concepts, n’est-ce pas le signe qu’ils trouvent une résonance dans la société civile ?

Le travail social n’échappe pas à ces interrogations.

L’histoire du Travail Social, les témoignages de nos aînés, les archives des institutions, nous démontrent s’il en était besoin à quel point l’engagement, l’implication, la détermination de chaque acteur du monde associatif et du secteur public, ont été déterminants dans la construction historique de ce champ d’activité.

Qu’en est-il aujourd’hui pour les nouvelles générations de travailleurs sociaux de l’engagement ?

Confrontés à des données inédites, doivent-ils et peuvent-ils prolonger l’esprit des pionniers ? Face à la formidable transformation du travail social qui s’est opérée ces dernières décennies, la diversification des publics, le chamboulement des conditions de l’action, la complexification des rapports du social avec les finances et les politiques, les acteurs sociaux doivent-ils inventer de nouvelles pistes d’engagement ? Et sous quelles formes ?

Le colloque national du CNAHES  du jeudi 24 mai 2018 à NICE qui permettra de débattre de ces questions, se tiendra au FORUM NICE NORD, 10 boulevard Comte de Falicon 06100 NICE.

L’argumentaire et la localisation du colloque sont ici : Affiche et argumentaire colloque CNAHES 24mars18

Le programme détaillé est ici : Programme colloque CNAHES 24mars18

La fiche d’inscription est ici : Fiche d’inscription colloque CNAHES 24mars18

L’AG du CNAHES se tiendra le lendemain à l’IEST 6 rue du chanoine Rance Bourrey 06105 NICE.




Pierre AMADIEU nous a quitté.

photo JB 29/06/ 2008  Pierre AMADIEU 29juin2008 Brin-sur-Seille

Pierre AMADIEU – Chevalier de la Légion d’honneur – est décédé le 8 janvier 2018 dans sa 96ème année.

Le faire part de la famille est ici : er180120avis décès Pierre AMADIEU

Nous adressons à son épouse, ses enfants et sa famille nos condoléances.

Rappelons que Pierre AMADIEU, après une carrière brillante au service de la Sécurité Sociale dont il a défendu toute sa vie les valeurs de solidarité, a été l’initiateur et le premier président de l’Association RÉALISE créée en 1982 dans la suite généalogique du Comité Nancéien de Sauvegarde de l’Enfance et de l’Adolescence (CNSEA).
Dans une brillante allocution, il avait alors décliné le sens de l’action de cette association dont il avait pesé chaque terme :  Réalisation pour les Enfants et Adolescents d’une Libre Insertion Sociale par l’Education.
Autant qu’il a pu le faire, il a accompagné cette belle institution en siégeant au Conseil d’Administration.
Saluons aussi son militantisme pour que ne se délite pas les idées de solidarité nationale organisée par le formidable outil collectif qu’est la Sécurité Sociale établie loin des valeurs marchandes que d’aucuns voudraient bien aujourd’hui détricoter au profit d’un système d’assurance individuelle conditionné par les capacités financières de chacun…
Il a été jusqu’à peu le Président de l’Association Régionale pour l’Étude de l’Histoire de la Sécurité Sociale de Lorraine Champagne Ardennes, l’AREHSS, qui est un partenaire de longue date du CNAHES-Lorraine.
Nous serons plusieurs à représenter le CNAHES-Lorraine lors de ses obsèques.
Jacques BERGERET – Délégué Régional.



31/1/18 date limite d’envoi des manuscrits pour le Prix Françoise Tétard

Le règlement et le calendrier sont ici171219-Flyer-prix-ftetard 2018

RAPPEL : Financé par le Fonds de dotation Françoise Tétard, le Prix récompense deux lauréat.e.s à hauteur de 1.000 € chacun.e, et prend également en charge le travail d’édition afin de publier en ligne sur un site dédié les travaux primés. Aucune condition d’âge ou de nationalité n’est requise. Il n’est possible de candidater qu’une seule fois au Prix. Pour cette nouvelle édition (2018), s’agissant des mémoires de master 2, ils devront avoir été soutenus à partir du 1er septembre 2016 ; les autres recherches proposées (mémoires de DEIS, mémoires de fin d’études, et autres travaux individuels ou collectifs de portée historique) devront aussi être récentes. Les manuscrits seront adressés en deux exemplaires “papier”, ainsi qu’une version électronique, au plus tard le 31 janvier 2018, accompagnés d’un résumé d’une page et d’un court CV (nom, prénom, date de naissance, adresse postale, adresse électronique).

Il est créé en hommage à l’historienne Françoise Tétard, chercheuse qui avait particulièrement le goût de l’archive et qui a durant toute sa carrière questionné les frontières entre une “jeunesse qui va bien” et une “jeunesse qui va mal”.
Il vise aussi à décloisonner les savoirs sur l’éducation, l’enfance, l’adolescence, la jeunesse, à encourager les recherches dans ces domaines et à améliorer leur

visibilité.

Il est créé conjointement par :

– l’Association pour l’histoire de la protection judiciaire des mineurs (AH-PJM),
– le Conservatoire national des archives et de l’histoire de l’éducation spécialisée et de l’action sociale (CNAHES), en partenariat avec

– l’Association des déposants aux archives de la jeunesse et de l’éducation populaire (ADAJEP).
Les candidatures seront adressées, en version papier à : Prix « Françoise Tétard »CNAHES63 rue Croulebarbe75013 Paris ; ainsi qu’en version électronique à : prix.francoisetetard@orange.fr



Meilleurs voeux 2018 !

Le CNAHES-Lorraine vous adresse ses meilleurs voeux pour 2018.

CNAHES-Lorraine Voeux 2018

Vos suggestions, vos contributions et surtout votre engagement à nos côtés marquant votre soutien par une adhésion (donnant lieu à un reçu fiscal) seront les bienvenus !

Et ci-joint les voeux de Bernard HECKEL, Président National du CNAHES : 180110-Cnahes-Voeux 2018




Mlle. Colette DIGUE, une figure historique de l’Education Spécialisée et de l’Action Sociale en Lorraine

Mlle. Colette DIGUE (12 mai 1922 – 19 décembre 2017) – En religion : « Sœur Jean Benoit » de la Congrégation des Petites Servantes du Cœur de Jésus.

Une figure historique de l’Education Spécialisée et de l’Action Sociale en Lorraine

Franc-Comtoise d’origine, née le 12 mai 1922 à Delle, dans le Territoire de Belfort, Colette Digue, après son noviciat et le prononcé de ses vœux en 1952, en prenant en religion le nom de « Sœur Jean Benoit » au sein de la Congrégation des Petites Servantes du Cœur de Jésus, s’est installée au sein de la communauté de Nancy qu’elle ne devait quitter – contrairement à la tradition qui prévoyait un changement de communauté tous les trois ans – qu’en 2003, à un âge avancé, pour vivre ses dernières années dans un établissement spécialisé de Lyon.

portrait Colette DIGUE 2005 11 12 extrait photo JB  12/11/2005 – photo Jacques Bergeret

C’est une figure de l’Éducation Spécialisée et de l’Action Sociale en Lorraine qui disparaît, après une vie professionnelle dédiée à la formation, d’abord des éducatrices spécialisées dans la mouvance catholique des écoles « du chanoine Barthelemy » de l’A.M.C.E. (Assistantes et Monitrices Catholiques de l’Enfance) ; puis, plus largement, des travailleurs sociaux garçons et filles, dans un cadre laïque, constitutif, après les restructurations nancéienne puis régionale des centres de formation professionnels, de l’Institut Régional de formation de Travailleurs Sociaux que nous connaissons aujourd’hui, IRTS de Lorraine implanté à Nancy et à Ban-Saint-Martin/Metz.

Après sa sortie du noviciat, elle se retrouva en communauté auprès des sœurs Mlles. Daumail et Thouvenot qui avaient commencé à faire fonctionner cette École d’Éducatrices de Nancy, seconde en France après celle de Neuilly des « écoles du chanoine Barthélémy », et avant que d’autres de la même mouvance soient implantées en France.

En tant que jeune religieuse, elle travailla près des jeunes étudiantes pour la mise en stages, ce qui nécessitait la mise en relation avec les établissements et services du secteur de l’enfance inadaptée de l’époque, où les jeunes effectuaient leurs divers stages.

Grâce notamment à ses exigences pétries de valeurs humaines, à sa fondamentale gaîté, à sa foi en l’avenir et à son remarquable réseau relationnel fidèlement entretenu avec le concours d’une mémoire phénoménale, l’école avait très vite acquis sur le territoire national et au-delà, la meilleure réputation de sérieux.

Ne souhaitant jamais le titre de directrice, Mlle. Digue continua plus tard à donner toute sa mesure en secondant d’abord le premier directeur nommé en 1963 par le Ministère des Affaires Sociales, Mr. l’Abbé André Pérard[1] – Docteur d’État és-Sciences Naturelles alors chargé d’enseignement à l’Université de Nancy II et, au titre du diocèse de Nancy-Toul, de la catéchisation des enfants handicapés, puis Pierre Achour qui donnera à l’école le nom d’Institut de Formation et de Recherche en Action Sociale (IFRAS).

Elle a marqué des générations d’étudiants et de professionnels par son bon sens, la justesse de ses positions et la manière enjouée associée à une fermeté toujours bienveillante qu’elle avait d’animer le rôle essentiel qui était le sien de directrice adjointe ; cela jusqu’à sa retraite fin 1986, lors de la fusion de l’IFRAS avec l’Institut Paul Meignant de Laxou jusqu’alors géré par le CREAI de Lorraine.

Sa joie était grande de se retrouver avec d’anciennes élèves. Elle les épatait en se souvenant de leur nom de jeune fille, des stages qu’elles avaient fait, du nom de leurs enfants… Ces dernières attestent encore aujourd’hui qu’elle était l’âme de l’école, et lui gardent une sorte d’affection, car, si Mlle. Digue aimait ses élèves et ses collègues, en retour, tous ceux qui l’ont connu, tout simplement l’aimaient !

La disparition de Mlle. Digue, en cette année jubilaire du centenaire de sa congrégation, nous invite à tenter un point d’histoire pour situer cette première école d’éducateurs spécialisés lorraine au regard de l’oeuvre de départ porteuse d’une conception chrétienne de l’éducation, bientôt mêlée positivement avec les courants laïques de la formation, et de la trajectoire résultante fondatrice de l’Institut régional de formation actuel.

Jacques BERGERET

La suite du texte est téléchargeable ici :171228cnahesL Mlle DIGUE par J.Bergeret

[1] Né le 24/05/1924 à Mars-la-Tour (54) et décédé le 29/02/2005 à Nancy.




Transition digitale, handicaps et travail social

Les étapes de l’histoire du handicap s’accélèrent dans les contrastes de l’avènement et de l’expansion de la place du numérique dans la société…
L’ouvrage collectif «  Transition digitale, handicaps et travail social », sous la direction de Vincent MEYER, qui paraît en novembre 2017 aux LEH Édition (220 pages – 30€), met la réflexion en débat.
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Le chapitre contributif constitué du dialogue entre Louis Van Proosdij (qui a fait ses études supérieures à l’Université grâce au GIHP de Nancy), et Jacques Bergeret s’intitule :
«  Handicapés et professionnels accompagnants face aux opportunités des révolutions technologiques en cours : dialogue sur l’évolution des usages grand-public qui servent le handicap »
La présentation de l’ouvrage est ici : Transition digitale, handicaps et travail social